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La culture malinké reste aujourd’hui encore très proche de son histoire et de ses traditions. Le Kamablon (case sacrée) en est l’exemple.
Sa construction remonte au temps de Sunjata Keita qui règna sur l’Empire de 1235 à 1255. Basé sur un plan circulaire, elle est entièrement construite en banco (brique de terre) et ses murs sont ornés de symboles plein de signification sur l’histoire, la culture et les croyances du peuple malinké.
C’est un bien culturel vivant qui renforce les liens sociaux, règle les conflits et prédit l'avenir du Mandé pour les sept ans à venir.
Elle est entourée de beaucoup d’autres biens sacrés : le puits, les figuiers et la tombe de Mansa Sémé.
Le Kamablon se dresse au cœur du village sur la place publique près de la mosquée (l’animisme et la religion cohabitent étroitement au Mandé).
Son toit refait tous les 7 ans donne lieu à un grand regroupement des populations malinkés.
C’est également l’occasion d’évoquer toute l’histoire et les différents aspects de la culture malinké. Cette mission revient de droits aux griots de Keyla (village voisin de Kangaba) seuls détenteurs légitimes de la tradition orale. Ce sont eux qui président aux rites concernant cette cérémonie exceptionnelle.
Il est strictement interdit de filmer ou de photographier cet événement, profaner certains rites peut encore aujourd’hui entraîner de sévères représailles.