La pêche

Chez les Malinkés, les pêcheurs font partis d’un groupe de famille nommée les «Somonos ».

Depuis des siècles, de générations en générations, ils ont appris à connaître le fleuve : ils savent nager, construire des pirogues et tout le matériel nécessaire à la pêche.

Ce sont eux qui ravitaillent les villages avoisinants en poissons. Ils ont aussi la mission de faire traverser le fleuve aux riverains chargés souvent de marchandises. La pêche a souvent lieu la nuit et au matin, les marchés abondent de poissons frais, lorsqu’ils n’ont pas tous été par avance, vendus à des commerçants de Bamako.
La pèche traditionnelle :
Au moment des crues, le fleuve inonde largement les terres autour de son lit, permettant la culture de céréales comme le riz ou le mil.

Sur ces terres, à quelques centaines de mètres du fleuve, des dépressions de terrain retiennent l’eau.
Lorsque le fleuve se retire à la fin de la saison des pluies de nombreux poissons venus frayer sont pris au piège. Ces endroits sont appelés des marigots.
Au début de la saison chaude (fin janvier à fin mai) commence alors la pêche traditionnelle.


Les chefs de villages et les propriétaires de ces terres définissent l’ordre dans lequel les différents marigots doivent être pêchés.
Cette pêche est strictement réservée aux villageois et sévèrement règlementée. Elle concerne la communauté, c’est une pratique exclusivement collective.
A la date prévue, la population, souvent venus à pieds de plusieurs kilomètres, se regroupe autour du point d’eau.

Un signal est donné et alors tous se ruent en même temps équipés de filets (grandes épuisettes) pour les hommes ou de paniers ; chacun à sa chance, la position sociale s’efface au profit de l’habileté à la pêche ;
la bonne humeur et l’entraide rendent agréable cette activité très physique et parfois dangereuse (dans l’eau stagnante on retrouvent aussi des serpents, des parasites …)

maomande@gmail.com
"Ecole de la Feuillarde - Gif-Chevry"
Tél. : 01 60 19 33 04 / 06 76 28 81 30 / 06 82 13 37 42